Aller au contenu
Simulateur RQTH

Simulateur AAH : estimer le montant de l'allocation aux adultes handicapés

L'allocation aux adultes handicapés (AAH) peut atteindre 1 041,59 € par mois pour une personne sans autres ressources. Ce simulateur estime votre montant à partir de votre situation. Seule la Caf (ou la MSA) calcule le montant exact.

Mis à jour le · Sources officielles

Estimer mon AAH

Barème en vigueur depuis le 1er avril 2026. Rien n'est enregistré.

En années, par exemple 42.
Votre taux d'incapacité

C'est la MDPH qui le fixe. Il figure sur sa décision.

Travaillez-vous ?
Pension d'invalidité, allocation chômage, rente, retraite… En euros. Laissez vide si vous n'en avez pas. Les revenus de votre conjoint ne comptent pas.

Comment fonctionne ce simulateur

Le simulateur vous pose quelques questions : votre âge, votre taux d'incapacité, votre activité, vos revenus et le nombre d'enfants à votre charge. Il applique ensuite les règles de calcul publiées par l'administration et affiche :

  • si vous remplissez, a priori, les conditions de l'AAH ;
  • le montant mensuel estimé ;
  • le détail du calcul et les hypothèses retenues.

Le résultat reste une estimation. Deux organismes interviennent dans la réalité :

  • la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) évalue votre handicap. Sa commission, la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH), décide si vous avez droit à l'AAH ;
  • la Caisse d'allocations familiales (Caf), ou la Mutualité sociale agricole (MSA) si vous dépendez du régime agricole, calcule et verse l'allocation.

Qui peut toucher l'AAH ?

Il faut remplir toutes les conditions suivantes.

Avoir l'âge requis

Vous devez avoir au moins 20 ans. L'AAH est possible dès 16 ans si vous n'êtes plus considéré(e) comme à la charge de vos parents pour les prestations familiales. Avant 20 ans, si vous êtes encore à la charge de vos parents, c'est en général l'allocation d'éducation de l'enfant handicapé (AEEH) qui leur est versée.

Avoir un taux d'incapacité suffisant

La MDPH fixe votre taux d'incapacité. Deux cas ouvrent droit à l'AAH :

  • un taux d'au moins 80 % ;
  • un taux de 50 à 79 %, si la MDPH reconnaît aussi une restriction substantielle et durable d'accès à l'emploi (RSDAE). Cela signifie que votre handicap rend l'accès à un emploi très difficile, pour une durée prévisible d'au moins 1 an, malgré les aides possibles (aménagement de poste, formation, etc.).

Avec un taux inférieur à 50 %, l'AAH n'est pas possible. La reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH), elle, ne dépend pas d'un taux d'incapacité.

Résider en France

Vous devez vivre en France de façon permanente : en métropole, en Guadeloupe, en Guyane, en Martinique, à La Réunion, à Saint-Barthélemy, à Saint-Martin ou à Saint-Pierre-et-Miquelon. Vos séjours à l'étranger ne doivent pas dépasser 3 mois par année civile. Des règles particulières s'appliquent à Mayotte. Si vous êtes de nationalité étrangère, vous devez être en situation régulière, avec un titre de séjour valable ou un récépissé de demande de renouvellement.

Avoir des ressources inférieures à un plafond

Vos ressources ne doivent pas dépasser 12 499 € par an si vous n'avez pas d'enfant à charge. Ce plafond augmente de 50 % par enfant à charge. Le calcul est détaillé dans la section suivante.

Comment le montant est calculé

Le principe : un complément jusqu'au plafond

L'AAH est une allocation différentielle. La Caf compare vos ressources au plafond, puis verse la différence, dans la limite du montant maximal de 1 041,59 € par mois.

  • Sans aucune ressource, vous touchez le montant maximal.
  • Plus vos ressources comptées sont élevées, plus l'AAH baisse, euro pour euro.
  • Au-delà du plafond, l'AAH n'est plus versée.

Les revenus d'activité : une grande partie n'est pas comptée

Si vous travaillez en milieu ordinaire, c'est-à-dire ailleurs qu'en établissement et service d'aide par le travail (ESAT), vos revenus d'activité bénéficient de deux mesures favorables.

Pendant les 6 premiers mois d'un début ou d'une reprise d'activité, vos revenus d'activité ne sont pas pris en compte. Vous cumulez entièrement votre salaire et l'AAH. Cette règle s'applique si vous n'aviez aucun revenu d'activité le mois précédent, et dans la limite de 6 mois sur 12 mois glissants. Elle ne joue pas pour une activité commencée avant l'ouverture de votre droit à l'AAH.

Ensuite, un abattement s'applique sur vos revenus d'activité (revenus nets imposables) :

  • sur la part de vos revenus jusqu'à 560,11 € par mois, seuls 20 % sont comptés ;
  • sur la part au-delà, 60 % sont comptés.

Ce seuil correspond à 30 % du Smic brut mensuel. Il évolue donc avec le Smic.

Par exemple, avec 1 200 € de revenus d'activité par mois, environ 496 € seulement sont comptés pour le calcul de l'AAH.

Les revenus du conjoint ne comptent plus

Depuis le 1er octobre 2023, l'AAH est calculée uniquement à partir de vos propres ressources. Les revenus de votre conjoint, concubin ou partenaire de Pacs ne sont plus pris en compte. Le simulateur ne vous les demande donc pas.

Pour les couples qui touchaient déjà l'AAH avant cette date, l'ancien mode de calcul est conservé s'il reste plus favorable.

Sans activité : vos revenus d'il y a deux ans

Si vous ne travaillez pas, la Caf retient en général vos revenus de l'avant-dernière année (année N-2). Par exemple, pour une demande faite en 2026, c'est le revenu net catégoriel indiqué sur votre avis d'imposition de 2024. Le simulateur, lui, raisonne sur des montants mensuels actuels : si votre situation a beaucoup changé depuis deux ans, le montant réel peut être différent.

Si vous travaillez : une déclaration tous les 3 mois

Si vous percevez des revenus d'activité, vous déclarez vos ressources tous les 3 mois à la Caf ou à la MSA (déclaration trimestrielle de ressources). Votre AAH est alors recalculée chaque trimestre à partir des revenus des 3 mois précédents. Elle suit ainsi l'évolution de vos revenus.

N'oubliez pas cette déclaration : sans elle, la Caf ne verse qu'une avance réduite, puis suspend l'AAH.

Trois exemples de calcul

Ces exemples ont été calculés le 9 octobre 2026 avec le moteur du simulateur, à partir des montants en vigueur à cette date. Ils concernent des personnes de plus de 20 ans, avec un taux d'incapacité d'au moins 80 %, sans autres ressources que celles indiquées. Les revenus d'activité sont des revenus nets imposables.

Situation Ressources comptées par mois Plafond mensuel AAH estimée par mois
Personne seule, sans revenus 0 € 1 041,59 € 1 041,59 €
Personne salariée depuis plus de 6 mois, 1 200 € de revenus d'activité par mois 495,96 € (20 % de 560,11 € et 60 % de 639,89 €) 1 041,59 € 545,63 €
Parent d'un enfant à charge, salarié(e) depuis plus de 6 mois, 1 500 € de revenus d'activité par mois 675,96 € (20 % de 560,11 € et 60 % de 939,89 €) 1 562,39 € (plafond majoré de 50 %) 886,43 €

Dans le deuxième exemple, la personne dispose au total de 1 200 € de salaire et de 545,63 € d'AAH, soit 1 745,63 € par mois. Pendant ses 6 premiers mois de travail, son salaire n'était pas compté : elle touchait le montant maximal d'AAH en plus de son salaire.

AAH et retraite

Ce qui se passe à l'âge légal de départ à la retraite dépend de votre taux d'incapacité.

  • Taux d'au moins 80 % : vous pouvez continuer à percevoir l'AAH après l'âge légal, en complément de votre pension de retraite si celle-ci est inférieure au montant de l'AAH.
  • Taux de 50 à 79 % : l'AAH s'arrête à l'âge légal de départ à la retraite. Votre pension de retraite prend le relais. Si elle est faible, l'allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa) peut la compléter.

Dans le régime général, si vous touchez l'AAH, vous bénéficiez aussi d'une retraite à taux plein dès 62 ans, même si l'âge légal est plus élevé pour votre génération et même s'il vous manque des trimestres. Pour connaître votre âge de départ, utilisez notre simulateur de retraite anticipée handicap.

AAH et RQTH : quelles différences ?

On confond souvent les deux. Ce sont pourtant deux décisions distinctes de la MDPH.

Critère AAH RQTH
Nature Allocation : une somme d'argent versée chaque mois Reconnaissance administrative, sans versement d'argent
Condition de taux d'incapacité Au moins 50 % (avec RSDAE de 50 à 79 %) Aucun taux exigé
Condition de ressources Oui Non
À quoi elle sert Garantir un minimum de ressources Accéder aux aides et aménagements liés à l'emploi
Qui verse ou gère Caf ou MSA Pas de versement

Les deux sont liées sur deux points :

  • une demande d'AAH entraîne l'examen de la RQTH par la MDPH : vous n'avez pas à faire une demande séparée ;
  • si vous avez l'AAH, vous êtes bénéficiaire de l'obligation d'emploi des travailleurs handicapés, comme avec la RQTH. Votre employeur peut vous compter dans ses effectifs à ce titre.

Pour aller plus loin, consultez notre page RQTH, AAH et pension d'invalidité.

Ce que le simulateur ne calcule pas

Le simulateur couvre les situations les plus courantes. Il ne calcule pas :

  • le travail en ESAT : un abattement spécifique s'applique à la rémunération, et le total de l'AAH et de cette rémunération est plafonné. Ces règles ont changé au 1er octobre 2026 : l'AAH est désormais calculée chaque trimestre sur les revenus réellement perçus ;
  • l'AAH à Mayotte : le montant maximal y est de 518,73 € par mois, les revenus du conjoint sont encore pris en compte et d'autres conditions diffèrent. Ces règles doivent progressivement rejoindre celles de la métropole d'ici 2029 ;
  • les compléments de l'AAH : la majoration pour la vie autonome (MVA, 104,77 € par mois), réservée aux personnes qui touchent l'AAH à taux plein (éventuellement en complément d'une pension), avec un taux d'au moins 80 %, un logement indépendant, une aide au logement et aucun revenu d'activité, et l'ancien complément de ressources, supprimé depuis le 1er décembre 2019 et maintenu au plus 10 ans pour les personnes qui le touchaient déjà ;
  • la réduction de l'AAH en cas d'hospitalisation, d'hébergement en maison d'accueil spécialisée (MAS) ou d'incarcération de plus de 60 jours ;
  • les règles particulières liées au chômage, à une baisse importante de revenus ou à d'autres changements de situation, que la Caf peut prendre en compte.

Dans ces situations, utilisez le simulateur officiel ou contactez votre Caf ou votre MSA.

Vérifier avec le simulateur officiel

Le site public Mes droits sociaux propose un simulateur officiel de l'AAH. Il fait partie des simulateurs de prestations sociales du site, qui permettent aussi d'estimer vos autres droits. Comme le nôtre, il donne une estimation : seule la Caf ou la MSA calcule le montant définitif.

Pour demander l'AAH

La demande se fait auprès de la MDPH de votre département, avec le formulaire de demande (cerfa n° 15692) et un certificat médical. Notre guide des démarches détaille chaque étape.

Questions fréquentes

Les revenus de mon conjoint réduisent-ils mon AAH ?

Non. Depuis le 1er octobre 2023, seuls vos propres revenus sont pris en compte pour calculer l'AAH. Le fait de vivre en couple, de vous marier ou de vous pacser ne change donc plus son montant. Seule exception : à Mayotte, les revenus du conjoint comptent encore.

Puis-je travailler et garder l'AAH ?

Oui. Pendant les 6 premiers mois d'un début ou d'une reprise d'activité, vos salaires ne réduisent pas l'AAH, sous certaines conditions. Ensuite, une partie seulement de vos revenus d'activité est prise en compte, grâce à des abattements. Vous gagnez donc toujours plus en travaillant.

Le montant affiché par le simulateur est-il garanti ?

Non. Il s'agit d'une estimation à partir des informations que vous donnez. La MDPH décide si vous avez droit à l'AAH (taux d'incapacité, restriction d'accès à l'emploi), puis la Caf ou la MSA calcule le montant à partir de vos ressources réelles.

J'ai l'AAH : ai-je automatiquement la RQTH ?

Non, ce sont deux décisions différentes. En revanche, une demande d'AAH conduit la MDPH à examiner aussi la RQTH : vous n'avez pas besoin de faire une demande séparée. Et si vous avez l'AAH, vous êtes bénéficiaire de l'obligation d'emploi, comme avec la RQTH.

Sources officielles

Informations vérifiées le 9 octobre 2026 sur les sites suivants. En cas de doute, ce sont eux qui font foi.